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Come back sur l'avènement du "be-bop"

 
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JCB [the BOSS]
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MessagePosté le: Mar 26 Juin - 23:18 (2007)    Sujet du message: Come back sur l'avènement du "be-bop" Répondre en citant

"COME BACK" SUR L'AVENEMENT DU BE-BOP !

A la fin des années 50*...
Une "cave" allait devenir l'antre du be-bop à Nice, sur la Côte d'Azur...






Auto-portrait de Raymond Moretti
Parrain du Storyville


Arrivée des jazzmen à la Gare SNCF de Nice - Photo de Nice-Matin, 25 Mars 1986

*Quelques années avant d'avoir créé le "Barbecue-Club", je vivais à Nice !

LE STORYVILLE-CLUB DE NICE... LA "mythique boîte de jazz de Nice" de Jean-Marie Auda, située au centre ville, au 46 rue de France... Elle était de 1959 à 1967, le lieu de rencontre du monde de la nuit et du jazz de la Côte d'Azur... A l'époque, j'étais guitariste soliste et nous répétions avec mes copains Willy Dan, Louis, Raymond, Mario, la semaine dans le "caveau" du Story.

Jean-Marie ce "scateman" a le rythme dans la peau, il associe les tempos aux pas de danse (Cloclo moulinant des bras, c’est lui), dansant le bop (avec une ou deux partenaires)... Des nuits infernales à danser LE VRAI BE-BOP
(pas le "rock acrobatique" d'aujourd'hui)...

Les "boppeurs" attitrés du Story étaient... Jean-Marie, le Maître de cérémonie... et sa Soeur Huguette... sa danseuse préférée Pierrette... souvent avec "Nanou", (ma partenaire préférée... et même plus), sans oublier Claude dit "Le Mohican" (le premier punk de Nice, bien avant la mode) avec qui Jean-Marie faisait des numéros de "scate" d'anthologie.

Toute l'ambiance du Jazz sur la Côte d'Azur... Le "parrain" du Storyville-Club de Nice, le peintre niçois Raymond Moretti... Les amis de Jean-Marie Auda (Affectueusement appelé "Jeannot") : Le sax-ténor niçois Barney Wilen... Jeannot Ricci, Louis Nocéra... Les VIP souvent de passage, Denise Fabre... Les "boeufs" et moments de détentes des plus grands jazzmen du monde, qui venaient après leur passage au Festival de Jazz d'Antibes-Juan-les-Pins, parmi lesquels : Ray Charles, Bud Powell, Jack Hess, Barney Kessel, Thelonious Monk, Art Taylor, Charlie Rouse, etc...

LE BE-BOP... REVOLUTION MUSICALE

Le bebop fut, voici 64 ans, une véritable révolution musicale encouragée avec autant d'enthousiasme par certains qu'elle était violemment combattue par d'autres.

En fait, les boppers étaient les militants du jazz de leur époque. Ils voulaient renouveler l'"Establishment" jazzistique d'alors ce qui dans l'esprit de leurs prédécesseurs ne pouvait qu'engendrer l'anarchie.

Les boppers considéraient que le jazz stagnait et que leur démarche représentait le progrès. Comme tous les révolutionnaires ils commirent des excès. Les révolutionnaires de naguère pourraient être considérés comme les conservateurs d'aujourd'hui, dépassés qu'ils ont été à leur tour par les excès de la New Thing.

Avec le recul, il apparaît comme évident qu'un changement devait se produire au cours des années 40. Les difficultés de transport causées par la deuxième guerre mondiale, l'enrôlement des jazzmen dans les forces armées eurent un effet funeste pour la carrière des grands orchestres qui avaient connu jusque-là un succès sans précédent pendant une dizaine d'années.

Les boppers étaient parfaitement conscients de la situation et cherchèrent à s'exprimer de telle façon qu'il était difficile de les imiter. Il est évident que leur attitude n'était pas exempte d'une certaine pensée raciale : les blancs ayant largement profité de la musique que les noirs avaient créée. Si le bop est la création de musiciens noirs comme Charlie "Bird" Parker et Dizzy Gillespie, il ne pouvait pas indéfiniment demeurer leur exclusivité.

Ces deux artistes firent partie en 1943 de l'orchestre d'Earl Hines. L'un des grands innovateurs, Hines s'intéressait à découvrir et à présenter de jeunes talents. C'est pourquoi son orchestre de 1943 a été cité dans toutes les histoires du jazz comme "l'incubateur" du bop.


The Earl Hines Orchestra - 1943
(A l'extrême gauche Dizzy Gillespie, et à l'extrême droite Charlie Parker)

C'est là que Bird et Dizzy mirent au point leur "cahier d'exercices" duquel sont sorties les recettes et la phraséologie qui caractérisèrent la nouvelle musique. Ils avaient auparavant accompli un sérieux apprentissage dans la musique de la génération précédente ; Parker avec Jay McShann, Dizzy avec Teddy Hill, Cab Calloway et Benny Carter.
Par cet héritage, ils différaient l'un et l'autre de la plupart de leurs disciples dont l'éducation musicale était bien plus fragmentaire. Bird et Dizzy savaient ce contre quoi ils se rebellaient, tandis que nombre de leurs jeunes imitateurs l'ignoraient.

Avec le bop, l'harmonie devint généralement plus complexe qu'avec le jazz antérieur, mais c'est plus encore dans le rythme que les différences creusèrent un fossé entre le jazz ancien et nouveau. Les thèmes utilisés restèrent souvent les mêmes : le blues de douze mesures et des suites d'accords de morceaux tels que "I got rhythm, Cherokee ou Indiana".

Mais l'altération d'accords et l'addition de nouveaux accords de passage, de nouvelles conceptions de la phraséologie avec des phrases plus longues, aux notes tenues et aux pensées inattendues, exigeait une technique instrumentale que peu de musiciens pouvaient acquérir.

LES TROIS GEANTS DU BE-BOP...
DIZZY GILLESPIE, CHARLIE PARKER et MILES DAVIS...



Dizzy Gillespie, Charlie Parker (alias "Bird"), Miles Davis

Les "bops" les plus représentatifs et les plus dansés étaient :

A Night In Tunisia (D. Gillespie - Paparelli)
Good Bait (T. Dameron - C. Basie)... Les deux préférés de Jean-Marie Auda...

Mack The Knife superbement interpretée par Ella Fitzgerald...
Groovin' High (D. Gillespie)
The Champ (D. Gillespie)
I'Ve Got The Bluest Blues (D. Gillespie)
Birks Works (D. Gillespie)
Air Conditioning (C. Parker)
Quasimodo (C. Parker)
et beaucoup d'autres encore...

En 1947, lorsque la plupart des interprétations des morceaux que je viens de citer furent enregistrées, le bop avait trouvé sa forme définitive, fort différente du "hot" jazz qui l'avait précédé et du "cool" qui allait le suivre.
Ces quelques exemples sont des classiques du bop. Quant aux interprétations de Dizzy, elles sont postérieures de quelques années.
La périlleuse révolution du bop appartenait au domaine du passé.
(D'après Stanley F. Dance et... Jean-Claude Bouvarel)

LES GEANTS DU JAZZ MODERNE

Réunis dans la discothèque du "Storyville-Club" de Nice, tout ce que le jazz moderne avait de célébrités...

Les jazzmen Dizzy Gillespie, Charlie Parker (dit "Bird"), Miles Davis (Les trois créateurs du be-bop), Duke Ellington, Thelonius Monk, Count Basie, Louis Armstrong "Satchmo", Ray Charles, Benny Goodman, Dave Brubeck, Count Basie, Barney Wilen, Barney Kessel, Bud Powell, Neal Hefti, Stan Getz & Joao Gilberto, Jack Hess, Gerry Mulligan, Erroll Garner, Lionel Hampton, Art Blakey et les Jazz Messengers, Gil Evans, Jimmy Mc. Griff…

La célébrissime chanteuse Ella Fitzgerald...


Et les non moins célèbres "standards" :

" Take Five ", " Blue Rondo A La Turk ", "It's A Raggy Waltz "... de Dave Brubeck
" Take The "A" Train " , Happy Go Lucky Local" de Duke Ellington
" One O'Clock Jump ", " Beaver junction " de Count Basie
"What'd I Say","Georgia On My Mind", Busted” ,"Hallelujah I Love Her So" de Ray Charles
"Lover Come Back To Me", "Sweet and Lovely", "Movin' Blues", "The Way You Look Tonight" ,"Misty" d'Erroll Garner
"The Girl From Ipanéma","Desafinado" , "Doralice" de Stan Getz & Joao Gilberto
" Round Midnight " de Miles Davis
" Girl Talk " de Neal Hefti
"Hamp's Boogie Woogie" de Lionel Hampton
"Summertime" de Miles Davis with Gil Evans
" Mack The Knife", "Mr. Paganini" , "How High The Moon" , "Desafinado",
"I Can't Give You Anything But Love"
d'Ella Fitzgerald
_________________


Dernière édition par JCB [the BOSS] le Mar 8 Mar - 01:44 (2011); édité 6 fois
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MessagePosté le: Mar 26 Juin - 23:18 (2007)    Sujet du message: Publicité

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JCB [the BOSS]
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Messages: 45

MessagePosté le: Jeu 8 Nov - 00:47 (2007)    Sujet du message: Dancin' The Boogie - Silvan Zingg, Will & Maéva Répondre en citant

Dancin' The Boogie - Silvan Zingg, Will & Maéva

C'est comme ça que nous le dansions au Storyville Club de Nice...

"Jeannot" Auda... Pierrette, Claude "Le Mohican" et tous les boppers du Club...

Moi avec ma partenaire préférée... Nanou !







"Silvan Zingg, Will & Maéva - Dancin' The Boogie... Dancin' The Be-Bop... comme au Storyville Club de Nice" (Video)

(A voir, absolument après cette vidéo... Dans le Menu : 12/14... (Au bas à droite de la fenêtre)...
Le Plus Grand Guitariste du monde, l'Australien Tommy Emmanuel, et sa guitare "Maton"
(Made in Australia) dans un "Guitar Boogie" ESPOUSTOUFLANT !)


_________________


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 17:01 (2017)    Sujet du message: Come back sur l'avènement du "be-bop"

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